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  • : Un site pour faire partager mon goût pour la littérature, et en particulier la littérature destinée à la jeunesse. J'y fais figurer également mes découvertes culturelles, et les documents susceptibles d'être utiles à la classe.
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Challenge-Beaux-livres.jpgFin: 08/02/2014

Catégorie: amoureux de la beauté

0/7

26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 15:24

Bonjour à tous,

 

Un petit mot pour vous annoncer que mon absence n'est que temporaire.

 

Je suis en plein déménagement (vous retrouverez la grande majorité de mes articles sur mon nouveau blog), et ça prend du temps, mais ce n'est que pour mieux nous retrouver!

 

Le nouveau blog, c'est par ICI!!!

 

 

A bientôt donc, pour de nouvelles découvertes!

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 17:45

morsureChallenge ABC 2012 logoBit-lit-2012--logo1-bitlit

 

 

 

 

 

 

Titre VO: Bitten (Canada)

Auteur: Kelley Armstrong

Traductrice: Mélanie Fazi

Edteuir: Milady

Année: 2010 (1ère édition VO: 2001)

 

Bit-Lit

 

Quatrième de couverture:

 

Elena Michaels est un loup-garou et la seule femelle de son espèce. Voilà qui n'est déjà pas banal. Mais en plus, elle fait tout ce qu'elle peut pour être normale. Elle voudrait une vie ordinaire, sans ses désirs inhumains, sa sauvagerie, sa faim et ses instincts de chasseuse.

Mais la Meute fait appel à elle. Enfreignant les lois du clan, des déviants menacent de dévoiler leur existence. Elena obtempère, car la loyauté du sang ne se discute pas. Et au cours de son combat, elle découvrira sa vraie nature...

 

Mon avis:

 

J'ai passé un moment de lecture agréable avec ce livre, sans plus.

Le début est un peu long, classique. L'auteur nous présente les personnages, l'univers d'Elena, son côté "humain", son histoire avec un humain. Mais la transition humain/loup est brutale. Du jour au lendemain, elle oublie son amoureux, et se plonge dans sa vie de louve, sans aucun remord ni état d'âme, mais persiste à dire qu'elle ne veut pas de sa nature de louve... Bref, on sait très vite comment ça va se terminer pour elle, il n'y a aucune surprise! Elle en est même particulièrement agaçante, et je ne comprends pas comment elle peut pouvoir affirmer vouloir vivre une vie d'humaine alors qu'elle s'en contre-fiche dès qu'elle se retrouve dans sa "famille"...

 

J'ai regretté qu'on ne nous parle pas plus de sa vie d'avant sa transformation, de ses tourments. J'aurais aimé la connaitre mieux en tant qu'humaine, pour l'apprécier mieux en tant que louve. J'aurais aimé qu'on nous parle plus de ses débuts en tant que loup-garou. Le sujet est abordé, mais à peine survolé, alors que sans cesse, elle nous rabâche les mêmes litanies agaçantes au sujet de son souhait de vivre parmis les humains, et de sa relation avec Clay, l'un des loups-garous.

 

Tout n'est pas négatif pour autant. L'écriture est agréable à lire, les scènes d'amour et de combat sont particulièrement bien développées, et l'auteur parvient à nous transmettre de réelles émotions. Et surtout, le livre possède une fin, chose que j'apprécie particulièrement dans les sagas, car j'ai tendance à lire le premier tome parce qu'on me l'offre, et à ne jamais lire la suite (parce que j'ai une PAL de 3km...).

 

En conclusion, c'est un livre que je conseille aux amateurs du genre, mais que je déconseillerais totalement aux autres, car il pourrait vous dissuader définitivement de découvrir d'autres livres du genre, bien plus aboutis!

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 18:55

Challenge ABC 2012 logoLianAuteur-Illustrateur: Chen Jiang Hong

Editeur: L'école des loisirs

Année: 2004

 

Album jeunesse

 

 

Quatrième de couverture:

 

Monsieur Lo est un pêcheur solitaire. Sa jonque est sa maison. Il est triste, cette année le poisson est rare. Un jour, pour le remercier de lui avoir fait traverser le lac, une vieille vieille femme lui offre quelques graines de lotus. Ces graines sont particulières, elles viennent de la gueule d'un dragon. Monsieur Lo les plante, et voilà qu'un champ de lotus pousse en l'espace d'une nuit. Entre les pétales d'une fleur apparaît une petite fille. C'est Lian.

Elle aussi est particulière. Elle a des dons précieux. Et à cause de ces dons, elle est en danger...

 

Mon avis:

 

Je ne suis pas particulièrement emballée par ce conte, très joliment illustré. J'aime les illustrations, tout en douceur, et dans lesquelles on revoit les caractéristiques des illustrations chinoises. Cependant, l'histoire en elle-même ne m'a pas emballée. C'est un mélange entre Poucelina, la poule aux oeufs d'or et Pinocchio, le tout déplacé dans le contexte chinois... J'ignore si, par cet album, Chen Jiang Hong a souhaité faire partager un conte populaire chinois ou si il a juste pris plaisir à écrire un conte dans un contexte différent de celui que nous connaissons en France. Mais pour moi, la mayonnaise n'a pas pris, le charme n'a pas opéré.

Dommage, j'avais bien envie d'apprécier cet album dont j'appréciais tant la couverture...

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 21:18

ou comment les indiens du Mexique racontent la belle et indispensable diversité du monde

le-recit-du-vieil-antonio.jpg

Auteur: Sub Marcos

Illustrateur: Benoit Morel

Traductrice: Françoise Escarpit

Editeur: Oskar

Collection: Trimestre (Hors Série n°1)

Année: 2011

 

Préface:

 

« Je rompis le silence et demandai au vieil Antonio comment il avait trouvé le chemin du retour. «Je n ai pas trouvé, répondit-il. Il n était pas là ; je ne l ai pas trouvé. Je l ai fait. C est comme ça que se font les chemins. En marchant. Tu croyais que le chemin était là quelque part, et que tes boussoles et tes appareils allaient nous dire où. Mais non. Et après tu t es dit que je savais où il était, et tu m as suivi. Mais non. Je ne savais pas où était le chemin. Mais par contre ce que je savais c est que nous devions le faire ensemble. Et que c est comme ça que nous sommes arrivés là où nous voulions. C est nous qui avons fait le chemin. Il n y en avait pas.»

 

Mon avis:

 

D'après les commentaires lus sur la toile, j'avais compris que ce livre était avant tout un récit philosophique. Mais pour moi, c'est avant tout un conte, qui comme tout conte a une portée morale, et nous invite à réfléchir, voire à débattre. Si je devais le classer, je le classerais dans les contes des origines, car on y apprend comment les couleurs sont apparues sur la terre.

La question des couleurs est bien vaste, car elle différencie les choses, elle différencie les êtres, elle différencie les hommes, elle différencie les goûts... Ajouter de la couleur, c'est donc ajouter de la complexité ET de la beauté au monde. Alors comment réagir face à cette diversité? Que penser de ce monde qui a revêtu les couleurs de l'arc en ciel? Est-il beau? Est-il effrayant? Doit-on se méfier de celui qui n'a pas eu la même couleur que nous?

C'est là que je rejoins la portée philosphique, car les dernières phrases du livre, qui constitueraient la morale du conte, peuvent être un très bon point de départ pour un débat philosophique en classe, autour de la question: "Toutes les couleurs et toutes les idées peuvent-elles avoir une place dans le monde?"

 

Je pense qu'avec une classe de cycleIII, le débat peut être très riche, et permettre de soulever des questions importantes... Je le garde donc sous le coude pour une séance débat en classe l'an prochain.

 

A noter: Les superbes illustrations de Benoit Morel ne gachent rien à cette histoire, et m'inspirent une bien belle séance d'arts visuels, peut-être en amont de la lecture d'ailleurs, en faisant dessiner "L'arbre qui veille sur le monde". Ainsi, on pourra observer comment les élèves ont représenté cette idée, pour enfin lire le conte et comparer l'arbre qui veille sur le monde du livre avec ceux réalisés par les élèves.

 

En lien direct avec ce livre, une chanson me vient en tête, du groupe "La Tordue" dont Benoit Morel faisait partie. J'imagine donc un travail en lien également en écoute musicale, suivi d'un visionnage de cette vidéo, que j'imagine assez bien projetée sur le TBI... :D

Là aussi, le travail peut-être riche et intense, avec de nombreux liens à faire en histoire, en éducation civique, avec l'actualité. Au final, c'est la question de la nature humaine qui se pose, et je pense qu'un seul débat ne suffirait pas pour aborder tous les thèmes, et pour prendre en compte toutes les réactions des élèves.

 

 

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 10:10

La-fille-du-puisatier.jpgRéalisateur: Daniel Auteuil

Scénariste: Marie Leconte, d'après l'oeuvre de Marcel Pagnol

Acteurs: Daniel Auteuil, Astrid Berges-Frisbey, Kad Mérad, Sabine Azéma, Jean-Pierre Darroussin, Nicolas Duvauchelle

Sortie le: 20 avril 2011

Durée: 1h47

 

Romance, Drame

 

Synopsis (Allociné):

 

En coupant à travers champs pour aller porter le déjeuner à son père, Patricia rencontre Jacques. Elle a dix-huit ans, il en a vingt-six. Elle est jolie, avec des manières fines de demoiselle ; il est pilote de chasse et beau garçon. Un peu de clair de lune fera le reste à leur seconde rencontre. Il n'y aura pas de troisième rendez-vous : Jacques est envoyé au front. Patricia attendra un enfant de cette rencontre. Les riches parents du garçon crieront au chantage, Patricia et son père, le puisatier, auront seuls la joie d'accueillir l'enfant. Une joie que les Mazel leur envieront bientôt et chercheront à partager, car Jacques est porté disparu...

 

Mon avis:

 

Il y a un an exactement, une nouvelle adaptation du roman de Marcel Pagnol sortait au cinéma, servie magistralement par Daniel Auteuil. Il est diffusé en ce moment sur Canal+, ce qui m'a permis de le découvrir...

 

Tout d'abord, je dois parler de Daniel Auteuil, acteur que j'admire depuis longtemps, et qui s'est montré là criant de vérité. Son jeu d'acteur est extraordinnaire, à lui seul, il porte l'intégralité du film, son émotion, son intensité. Bref, rien que pour lui, ce film vaut le détour.

A côté, Kad Mérad a un rôle qui lui colle moins à la peau, mais il s'en sort très bien en villageois un peu simplet simpliste...

Astrid Berges-Frisbey est la parfaite jolie jeune fille, effacée comme il se devait à l'époque, face à l'homme... Nicolas Duvauchelle l'accompagne bien en Mr Parfait un brin surjoué... Si bien que, pendant un moment, on se demande si ce n'est pas encore un de ces jeunes petits enfoirés aux hormones en ébullition, qui n'a qu'à ouvrir la bouche pour emballer la belle.

Jean-Pierre Darroussin a un rôle plutôt discret, et il est vrai que je l'apprécie tant que j'aurais aimé plus le voir, mais j'ai trouvé qu'il servait bien cette histoire.

Celle que je n'ai pas supporté, qui dénature tout, c'est Sabine Azéma. Elle est ridicule. Elle surjoue. Elle en fait des kilotonnes. On n'y croit pas une seconde. Elle m'a gâché une bonne partie du film. Heureusement qu'on ne la voit pas souvent, car là, vraiment, elle a été ignoble. J'espère qu'elle a vu le film après, car elle a du se prendre une claque...

 

J'ai regardé ce film avec mes petites soeurs, qui ont 8 et 12ans de moins que moi. Je précise, car cela compte pour ce que je vais dire ensuite... Donc, du haut de leur jeune âge, leurs réactions étaient délectables. Révoltées, elle ne pouvaient faire autrement que de crier au scandale en regardant ce film. Il est vrai que l'on y voit des femmes soumises, où l'honneur de la famille est fondamental, et le soucis de transmettre son nom à la génération suivante est primordial. Efectivement, les valeurs véhiculées dans cette oeuvre sont complètement surrannées, mais cela fait du bien de voir ce type de film, car cela nous rappelle que c'était "Il n'y a pas si longtemps..." (cf. l'album signé Thierry Lenain et Olivier Balez).

C'est donc un film qu'il peut être très intéressant de voir en fin de collège ou au lycée, pour alimenter un débat autour de la condition féminine, et des valeurs familiales de l'époque.

 

Pour aller plus loin:

 

La bande-annonce du film:

 

 


 

 

Pour le plaisir, une scène avec Fernandel, extraite de la première adaptation de l'oeuvre de Pagnol (je dois avouer, j'ai très envie de voir ce film...):

 

 

 


 

 

 

En France, il n'y a pas si longtemps...

 

 

 


 
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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 11:32

le-jour-ou-la-terre-s-arreta.jpgRéalisateur: Scott Derrickson

Scénaristes: David Scarpa, Edmund H.North

Acteurs: Keanu Reeves, Jennifer Connelly, Kathy Bates...

Date de sortie: 10 décembre 2008

Durée: 1h42

 

Science-fiction

 

Synopsis (Sériebox):

 

Une sorte de sphère atterrit sur Terre. En sort Klaatu, un extraterrestre d'apparence humaine (mais né d'une chrysalide) qui souhaite transmettre un message à l'humanité alors que des phénomènes étranges font leur apparition.

 

Mon avis:

 

J'ai vu ce film cette semaine, quand il est passé sur France3, grâce à mon homme qui m'a dit "J'ai vu ce film au moins 10fois! Si tu ne l'as pas vu, faut absolument que tu le vois!".

Bref, au départ, je n'étais pas très chaude, surtout qu'en règle générale, nous n'aimons pas les mêmes films... Et quand j'ai lu le synopsis du programme tv, j'ai bien failli ne pas l'écouter. Mais comme il semblait déçu, et que, lorsque j'ai regardé la bande-annonce, j'ai bien aimé les images, je me suis laissée convaincre.

 

Au final, si j'ai passé un bon moment, ce n'est pas le film que j'aurais envie de voir 10 fois!!! Bon, faut dire, je ne suis pas une grande fan de science-fiction. J'ai eu peur au départ d'avoir droit à une avalanche de phrases toutes faites, dramatisant l'arrivée d'un extra-terrestre... Mais ils échappent de justesse au cliché. De justesse, parce que le gouvernement américain s'affole, et réagit immédiatement très violemment. Mais la scientifique est là, et sauve la mise, entrant en communication avec cet être étrange qui a fait peur à tant de monde.

L'humanité en prend pour son grade dans ce film, avec tout un tas de défauts mis en avant: son absence de raison, son côté fourbe, et surtout sa plus grande faiblesse, la PEUR!

 

Un des gros points forts du film, c'est son côté humain, si je puis dire (oui, avec ce que je viens de dire juste au-dessus, ça peut choquer...). J'ai envie d'utiliser un autre mot, pour exprimer les relations qui se nouent entre des êtres différents qui communiquent, tentent de se comprendre, échangent, évoluent... Malheureusement, j'ai l'impression qu'il n'existe pas d'autre mot. Sans sentimentalisme, les personnages évoluent de façon assez réaliste, avec leurs pulsions, leurs difficultés, leurs qualités et leurs défauts. La relation entre la scientifique et le petit garçon est extraordinnaire, et m'a beaucoup touchée, et l'évolution du petit garçon d'autant plus!

 

Pour finir, je tenais à mentionner une scène du film incontournable, que je ne raconterais pas bien sûr, mais qui est celle qui m'a le plus marquée (et que je pourrais regarder 10 fois au moins, pour le coup...). Dans cette scène, l'extra-terrestre discute, dans un café, avec un extra-terrestre qui a pris les traits d'un homme asiatique âgé, présent sur terre depuis 70ans... C'est LA scène incontournable, celle qui m'a le plus marquée, touchée.

Dommage que le film se termine si vite, si facilement... Encore une fois, sur ce type de film, j'ai trouvé la fin carrément baclée, et j'aurais préféré que le film dure un peu plus, mais que ça ne finisse pas aussi facilement rapidement...

 

Pour aller plus loin:

 

La bande-annonce:

 

 

 

 

  La bande-annonce VO du film sorti en 1951:

 

 

 


 

 

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 09:58

Auteur-Illustratrice: Raquel Diaz Reguera

rosalie-et-les-princesses-roses.pngTitre VO: ¿ Hay algo mas aburrido que ser una princesa rosa ?

Edition: Talents hauts

Collection: "pour les filles ET pour les garçons"

Année: 2011


Le livre sur le site talentshauts.fr.

 

Logo Livraddict

 

Quatrième de couverture:

 

Les héros peuvent être des héroïnes, les mamans sont des femmes d'aujourd'hui et les hommes des papas modernes, les filles ne sont pas au bois dormant et les garçons ne sont pas les seuls à chasser le dragon...

 

L'histoire (par l'éditeur):

 

Rosalie en a assez d'être une princesse rose. Elle va interroger tout le royaume et convaincre chacun, roi, reine, fée et conseillers, que les filles ne sont pas des fleurs fragiles et peuvent tout faire comme les garçons. Mais alors pourquoi les petites filles veulent-elles toujours être des princesses roses ?

 

Mon avis:

 

Un véritable coup de coeur!

 

Voici un album extraordinnaire, qui va directement à l'encontre des clichés et des stéréotypes masculins et féminins...

J'ai lu cet album avec mes élèves alors qu'on travaillait sur les princesses (la Belle au bois dormant, Cendrillon, Blanche-neige...), à travers des confrontations entre les diverses versions d'un même conte... Et j'étais déjà ravie que les garçons aient également pris plaisir à lire ces livres, alors qu'au départ, quand j'ai présenté le projet, ils étaient extrêmement récalcitrants.

 

Grâce à cet album, je voulais aller plus loin dans ma démarche. Tout d'abord, j'ai demandé aux filles si elles aimaient le rose, et dans la classe, TOUTES les filles ont dit qu'elles aimaient, et une grande majorité affirmaient que c'était leur couleur préférée... Sans tomber des nues, j'ai été un peu surprise. Moi-même, quand j'étais petite, j'avais horreur du rose (j'aimais quand même les robes à froufrous, qui ne m'allaient pas du tout en plus...) et j'ai été un peu surprise face à l'unanimité...

Même question pour les garçons, et j'ai eu droit à un "BEUÂRK" général...

J'ai donc demandé si ils aimaient le bleu, et même si les avis étaient un peu plus mitigés (certains n'en avaient carrément rien à faire de la couleur préférée, tant que ce n'est pas rose...), j'ai vu une nette préférence pour cette couleur soit-disant plus masculine...

Et les filles? Elles ont répondu "Ah non, le bleu, c'est pour les garçons!"...

 

Bref, je suis un peu choquée de voir qu'à 4-5ans, les clichés sont déjà si bien ancrés dans leur petite tête...

 

J'ai donc lu cet album, où cette princesse n'en peut plus du rose, elle ne peut plus le voir en peinture!!! Elle en a marre aussi d'être considérée comme fragile, délicate, gracieuse... Bref, elle va voir sa mère et lui dit:

" Maman, je ne veux pas être une princesse rose. Je veux voyager, jouer, courir et sauter, et je veux m'habiller en rouge, en vert, ou en violet..."

Forcément, la mère ne comprend pas, et Rosalie fait le tour des différents membres du château, jusqu'à ce qu'une grande assemblée soit convoquée: les conseillers, les rois, les reines, les princes bleus, les marraines fées du monde entier, et bien sûr, toutes les princesses roses, pour débattre du sujet...

 

Au final, les élèves ont été ravis de voir que les princesses ont eu gain de cause, et le droit de s'habiller comme elles le voulaient...

 

Mais les princes bleus? Ils peuvent s'habiller en rose bien sûr, répond la doyenne de l'assemblée... Là, ce fut la révolte générale chez les garçons dans la classe, ouvrant très habilement le débat. Pourquoi les garçons ne s'habillent pas en rose etc...

 

Bref, je ne suis pas sûre que leurs goûts, bien ancrés depuis leur naissance, aient pû changer grâce à cette lecture, mais j'ai été ravie de réunir garçons et filles pour parler de leur identité, leur permettre d'échanger.

Et ma grande victoire a été de voir le garçon le plus réactionnaire vis à vis du thème des princesses, passer son temps à lire et relire ce livre, une fois qu'on a eu travaillé dessus en classe...

 

Voilà donc un investissement personnel cette année, que je suis ravie d'avoir fait, car je pourrais lire cet album à toutes les classes que j'aurais par la suite (je m'en fais la promesse!!!), ainsi qu'à mes enfants...

 

Et vous, le lirez-vous aux enfants qui vous entourent???

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 10:29

l-heure-de-l-ange.jpgChallenge ABC 2012 logoChallenge Good Wings Bad Wings

 

 

 

 

 

 

 

 

Auteur: Anne Rice

Traducteur: Pascal Loubet

Editeur: J'ai lu

Année: 2010

 

Quatrième de couverture:

 

Lucky, Toby ou encore Tommy… son nom importe peu. L’important, c’est sa discrétion, son professionnalisme, sa compétence à exécuter froidement les cibles qu’on lui désigne. Après un contrat particulièrement éprouvant, Lucky est abordé par un mystérieux inconnu, un certain Malchiah. [...]

Est-ce un ange, un rêve ou un cauchemar ?

 

Mon avis:

 

J'avais lu beaucoup de positif sur Anne Rice, et nombre de personnes m'avaient parlé de ce livre... Séduite par la couverture, j'avais donc bien envie de le découvrir. C'est EloDesigns qui finalement a eu la générosité de me l'offrir, satisfaisant ainsi ma curiosité.

 

Malheureusement, ce livre n'a pas du tout été à la hauteur de mon attente.

 

Tout d'abord, la couverture ne correspond en rien à l'esprit, ni à l'ambiance du livre, mais bon, à la rigueur, c'est un mauvais choix marketting (ou pas...), mais ça n'enlèverais rien à la qualité littéraire du roman.

Ensuite, je m'attendais à plonger dedans littéralement, à être transportée par la plume d'Anne Rice, dont j'avais tant entendu parler... Mais que nenni! Je me suis ennuyée à mourir durant plus de la moitié du livre. Quand enfin, l'intrigue a commencé à prendre un peu de relief, si cela m'a permis de terminer ma lecture alors que j'ai bien failli l'abandonner à maintes reprises, cela n'a pas suffit pour me permettre de plonger dans l'histoire...

Enfin, j'ai terminé les quarante dernières pages en lisant en diagonale (chose que je ne fais jamais, mais j'étais lasse, j'étais pressée d'en finir!), afin d'avoir les éléments de résolution principaux, sans m'encombrer des détails.

 

Pour conclure, j'ai trouvé que ce roman manquait cruellement de rythme, de suspense, d'émotions, et surtout, surtout, débordait de religieux, et je déteste ça!

Pour terminer quand même sur une note positive: c'est un roman bien documenté, dans lequel j'ai appris quelques mots nouveaux, ainsi que quelques faits historiques, même si très romancés.

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 07:00

passagers-du-vent-T1.gifScénariste - Dessinateur: Bourgeon

Editeur: France Loisirs, avec l'autorisation des Editions 12bis

Année première édition: 1980

Année présente édition: 2010

 

BD aventures

 

Quatrième de couverture:

 

Pour se venger et fuir, Isa choisit l'exil.
Passagère du vent sur les routes océanes, elle subit les guerres [...]. A jamais éprouvée par toutes ces expériences, Isa n'en aime pas moins la vie. Elle aimera les hommes. Elle aimera des hommes. Elle aimera des femmes, et encore plus sa liberté. Elle n'oubliera jamais de demeurer rebelle.

 

Mon avis:

 

Ca fait un bout de temps que cet album traine dans mes étagères... J'avais déjà lu la saga "Les compagnons du crépuscule" de Bourgeon, qui m'avait agréablement surprise, mais j'ai gardé une certaine retenue sur cet album.

Finalement, j'ai passé un bon moment de lecture, sans être non plus transcendée. J'aime bien le graphisme, les personnages. Notamment Isa qui n'est pas sans surprises, personnage féminin haut en relief et en caractère. J'ai apprécié également le marin, Hoel, homme charmant, intéressant, et surprenant aussi pour un simple matelot...

 

Je retiens une citation:

"SAINT-QUENTIN: Où allons-nous, si les matelots se mettent à penser?!...

HOEL: Y a pas de risques! Pour qu'ils pensent, faudrait qu'on leur en laisse le temps."

 

J'ai moins aimé que l'ensemble de l'action se passe sur un bateau... Encore, ça aurait été une histoire de piraterie! Mais non, là on est plus sur un fond historique, côté corsaire... Un peu trop guindé et précieux pour moi. Une chose est sûre, ce n'est pas mon univers de prédilection!

 

Je lirais la suite, en espérant que le côté rebelle de cette chère Isa prenne de l'ampleur, et donne un peu de piment à tout ça!

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 10:34

happy-rock.jpgChallenge ABC 2012 logochallenge-Des-notes-et-des-mots-4Scénariste - Dessinateur - Graphisme: ZEP

Editeur: France Loisirs avec l'autorisation des éditions Delcourt

Année: 2010

 

BD Humoristique

 

Synopsis:

 

Aller à un concert rock, c'est plus qu'une expérience, c'est un rite initiatique ! Zep fait partie des grands initiés : de U2 à Madonna, en passant par Led Zep bien sûr, il a fait ses classes parmi les plus grands ! Comment ruser pour se faufiler jusqu'au premier rang ? Comment draguer en concert ? Tout ceci et plus encore, il le révèle dans 48 pages pleines de bruit, de fureur... et surtout d'humour.

 

Mon avis:

 

Il fallait un auteur en Z pour le "challenge ABC 2012", un vrai casse-tête quoi! Jusqu'à ce que je pense à Zep, dont je ne suis pas forcément grande fan, mais que j'aime bien... Alors, pour moi qui suis accroc à la musique, quoi de mieux que de découvrir cet album intitulé "Happy Rock"? En plus, il rentre également parfaitement dans le cadre du challenge "Des notes et des mots"!

 

Il faut le dire, je me suis régalée à cette lecture. Un plongeon dans mes expériences musicales de jeunesse, à travers des styles, des lieux, des univers parfois différents. Zep a le don de nous offrir des petits bouts de vie qui résonnent dans notre tête... avec une mention spéciale pour le groupe péruvien, qui nous poursuit au détour de nos déplacements: du meeting politique de petite ville de banlieue toulousaine aux différentes rues de la ville toulousaine, dans les magasins ethniques, au détour du court séjour parisien, et même à Bordeaux, alors que je n'y ai passé qu'une soirée... Je croyais être la seule à avoir été harcelée par les péruviens, mais non!!! Ils sont partout!!! Avec exactement les mêmes têtes en plus (l'un d'eux m'avait draguée à une époque, j'étais persuadée de l'avoir bien repéré!!!). Quelle surprise de découvrir que Zep a vécu exactement la même expérience, au détour des grandes villes du monde... A l'exception néanmoins d'une grande ville... Etonnant? Pas si sûr...

 

Je me suis régalée à me rappeler les festivals, les styles musicaux parfois farfelus, auxquels on essaie d'adhérer lorsqu'on est jeune et con, et qu'on veut passer inaperçu dans la foule (cf. le concert de rap... ^^). Je vous rassure, lors du concert de Marilyn Manson, je m'étais habillée normalement, et n'avait pas opté pour la tenue gothique dénudée ou pour les lentilles effet "oeil de chat", ni pour les "sabots-échasses"...

Zep n'hésite pas à nous rappeler que la musique est partout, au détour des festivals et des concerts, au détour des rues, du métro, des affiches dans les toilettes des potes, tantôt dans nos fantasmes, tantôt dans nos tenues vestimentaires, tantôt dans nos collections secrêtes, dans ce que j'appelle "le tiroir à bordel"... Et pour nous faire encore plus plaisir, Zep a rangé son tiroir à bordel pour en extraire tous ses anciens billets de concerts, qui constituent la dernière page de l'album...

 

Un bel album que je conseille aux mordus de musique, aux amateurs d'humour, et bien sûr aux fans de Titeuf qui ont bien grandit...

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