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  • : Un site pour faire partager mon goût pour la littérature, et en particulier la littérature destinée à la jeunesse. J'y fais figurer également mes découvertes culturelles, et les documents susceptibles d'être utiles à la classe.
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En cours de lecture...

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Challenges en cours

 

challenge-Des-notes-et-des-mots-4

Fin: 21/06/13

Livres: 1/3

CD - Film musical: 1

 

Challenge regarde ce que tu lis

Illimité

4/7

 

challenge-chocoladdict.jpg

Fin: 2/10/2012

Livres: 0/2

Recette: 0/1

Film: 0/1

 

Challenge-Beaux-livres.jpgFin: 08/02/2014

Catégorie: amoureux de la beauté

0/7

20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 17:45

morsureChallenge ABC 2012 logoBit-lit-2012--logo1-bitlit

 

 

 

 

 

 

Titre VO: Bitten (Canada)

Auteur: Kelley Armstrong

Traductrice: Mélanie Fazi

Edteuir: Milady

Année: 2010 (1ère édition VO: 2001)

 

Bit-Lit

 

Quatrième de couverture:

 

Elena Michaels est un loup-garou et la seule femelle de son espèce. Voilà qui n'est déjà pas banal. Mais en plus, elle fait tout ce qu'elle peut pour être normale. Elle voudrait une vie ordinaire, sans ses désirs inhumains, sa sauvagerie, sa faim et ses instincts de chasseuse.

Mais la Meute fait appel à elle. Enfreignant les lois du clan, des déviants menacent de dévoiler leur existence. Elena obtempère, car la loyauté du sang ne se discute pas. Et au cours de son combat, elle découvrira sa vraie nature...

 

Mon avis:

 

J'ai passé un moment de lecture agréable avec ce livre, sans plus.

Le début est un peu long, classique. L'auteur nous présente les personnages, l'univers d'Elena, son côté "humain", son histoire avec un humain. Mais la transition humain/loup est brutale. Du jour au lendemain, elle oublie son amoureux, et se plonge dans sa vie de louve, sans aucun remord ni état d'âme, mais persiste à dire qu'elle ne veut pas de sa nature de louve... Bref, on sait très vite comment ça va se terminer pour elle, il n'y a aucune surprise! Elle en est même particulièrement agaçante, et je ne comprends pas comment elle peut pouvoir affirmer vouloir vivre une vie d'humaine alors qu'elle s'en contre-fiche dès qu'elle se retrouve dans sa "famille"...

 

J'ai regretté qu'on ne nous parle pas plus de sa vie d'avant sa transformation, de ses tourments. J'aurais aimé la connaitre mieux en tant qu'humaine, pour l'apprécier mieux en tant que louve. J'aurais aimé qu'on nous parle plus de ses débuts en tant que loup-garou. Le sujet est abordé, mais à peine survolé, alors que sans cesse, elle nous rabâche les mêmes litanies agaçantes au sujet de son souhait de vivre parmis les humains, et de sa relation avec Clay, l'un des loups-garous.

 

Tout n'est pas négatif pour autant. L'écriture est agréable à lire, les scènes d'amour et de combat sont particulièrement bien développées, et l'auteur parvient à nous transmettre de réelles émotions. Et surtout, le livre possède une fin, chose que j'apprécie particulièrement dans les sagas, car j'ai tendance à lire le premier tome parce qu'on me l'offre, et à ne jamais lire la suite (parce que j'ai une PAL de 3km...).

 

En conclusion, c'est un livre que je conseille aux amateurs du genre, mais que je déconseillerais totalement aux autres, car il pourrait vous dissuader définitivement de découvrir d'autres livres du genre, bien plus aboutis!

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 18:55

Challenge ABC 2012 logoLianAuteur-Illustrateur: Chen Jiang Hong

Editeur: L'école des loisirs

Année: 2004

 

Album jeunesse

 

 

Quatrième de couverture:

 

Monsieur Lo est un pêcheur solitaire. Sa jonque est sa maison. Il est triste, cette année le poisson est rare. Un jour, pour le remercier de lui avoir fait traverser le lac, une vieille vieille femme lui offre quelques graines de lotus. Ces graines sont particulières, elles viennent de la gueule d'un dragon. Monsieur Lo les plante, et voilà qu'un champ de lotus pousse en l'espace d'une nuit. Entre les pétales d'une fleur apparaît une petite fille. C'est Lian.

Elle aussi est particulière. Elle a des dons précieux. Et à cause de ces dons, elle est en danger...

 

Mon avis:

 

Je ne suis pas particulièrement emballée par ce conte, très joliment illustré. J'aime les illustrations, tout en douceur, et dans lesquelles on revoit les caractéristiques des illustrations chinoises. Cependant, l'histoire en elle-même ne m'a pas emballée. C'est un mélange entre Poucelina, la poule aux oeufs d'or et Pinocchio, le tout déplacé dans le contexte chinois... J'ignore si, par cet album, Chen Jiang Hong a souhaité faire partager un conte populaire chinois ou si il a juste pris plaisir à écrire un conte dans un contexte différent de celui que nous connaissons en France. Mais pour moi, la mayonnaise n'a pas pris, le charme n'a pas opéré.

Dommage, j'avais bien envie d'apprécier cet album dont j'appréciais tant la couverture...

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 21:18

ou comment les indiens du Mexique racontent la belle et indispensable diversité du monde

le-recit-du-vieil-antonio.jpg

Auteur: Sub Marcos

Illustrateur: Benoit Morel

Traductrice: Françoise Escarpit

Editeur: Oskar

Collection: Trimestre (Hors Série n°1)

Année: 2011

 

Préface:

 

« Je rompis le silence et demandai au vieil Antonio comment il avait trouvé le chemin du retour. «Je n ai pas trouvé, répondit-il. Il n était pas là ; je ne l ai pas trouvé. Je l ai fait. C est comme ça que se font les chemins. En marchant. Tu croyais que le chemin était là quelque part, et que tes boussoles et tes appareils allaient nous dire où. Mais non. Et après tu t es dit que je savais où il était, et tu m as suivi. Mais non. Je ne savais pas où était le chemin. Mais par contre ce que je savais c est que nous devions le faire ensemble. Et que c est comme ça que nous sommes arrivés là où nous voulions. C est nous qui avons fait le chemin. Il n y en avait pas.»

 

Mon avis:

 

D'après les commentaires lus sur la toile, j'avais compris que ce livre était avant tout un récit philosophique. Mais pour moi, c'est avant tout un conte, qui comme tout conte a une portée morale, et nous invite à réfléchir, voire à débattre. Si je devais le classer, je le classerais dans les contes des origines, car on y apprend comment les couleurs sont apparues sur la terre.

La question des couleurs est bien vaste, car elle différencie les choses, elle différencie les êtres, elle différencie les hommes, elle différencie les goûts... Ajouter de la couleur, c'est donc ajouter de la complexité ET de la beauté au monde. Alors comment réagir face à cette diversité? Que penser de ce monde qui a revêtu les couleurs de l'arc en ciel? Est-il beau? Est-il effrayant? Doit-on se méfier de celui qui n'a pas eu la même couleur que nous?

C'est là que je rejoins la portée philosphique, car les dernières phrases du livre, qui constitueraient la morale du conte, peuvent être un très bon point de départ pour un débat philosophique en classe, autour de la question: "Toutes les couleurs et toutes les idées peuvent-elles avoir une place dans le monde?"

 

Je pense qu'avec une classe de cycleIII, le débat peut être très riche, et permettre de soulever des questions importantes... Je le garde donc sous le coude pour une séance débat en classe l'an prochain.

 

A noter: Les superbes illustrations de Benoit Morel ne gachent rien à cette histoire, et m'inspirent une bien belle séance d'arts visuels, peut-être en amont de la lecture d'ailleurs, en faisant dessiner "L'arbre qui veille sur le monde". Ainsi, on pourra observer comment les élèves ont représenté cette idée, pour enfin lire le conte et comparer l'arbre qui veille sur le monde du livre avec ceux réalisés par les élèves.

 

En lien direct avec ce livre, une chanson me vient en tête, du groupe "La Tordue" dont Benoit Morel faisait partie. J'imagine donc un travail en lien également en écoute musicale, suivi d'un visionnage de cette vidéo, que j'imagine assez bien projetée sur le TBI... :D

Là aussi, le travail peut-être riche et intense, avec de nombreux liens à faire en histoire, en éducation civique, avec l'actualité. Au final, c'est la question de la nature humaine qui se pose, et je pense qu'un seul débat ne suffirait pas pour aborder tous les thèmes, et pour prendre en compte toutes les réactions des élèves.

 

 

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 09:58

Auteur-Illustratrice: Raquel Diaz Reguera

rosalie-et-les-princesses-roses.pngTitre VO: ¿ Hay algo mas aburrido que ser una princesa rosa ?

Edition: Talents hauts

Collection: "pour les filles ET pour les garçons"

Année: 2011


Le livre sur le site talentshauts.fr.

 

Logo Livraddict

 

Quatrième de couverture:

 

Les héros peuvent être des héroïnes, les mamans sont des femmes d'aujourd'hui et les hommes des papas modernes, les filles ne sont pas au bois dormant et les garçons ne sont pas les seuls à chasser le dragon...

 

L'histoire (par l'éditeur):

 

Rosalie en a assez d'être une princesse rose. Elle va interroger tout le royaume et convaincre chacun, roi, reine, fée et conseillers, que les filles ne sont pas des fleurs fragiles et peuvent tout faire comme les garçons. Mais alors pourquoi les petites filles veulent-elles toujours être des princesses roses ?

 

Mon avis:

 

Un véritable coup de coeur!

 

Voici un album extraordinnaire, qui va directement à l'encontre des clichés et des stéréotypes masculins et féminins...

J'ai lu cet album avec mes élèves alors qu'on travaillait sur les princesses (la Belle au bois dormant, Cendrillon, Blanche-neige...), à travers des confrontations entre les diverses versions d'un même conte... Et j'étais déjà ravie que les garçons aient également pris plaisir à lire ces livres, alors qu'au départ, quand j'ai présenté le projet, ils étaient extrêmement récalcitrants.

 

Grâce à cet album, je voulais aller plus loin dans ma démarche. Tout d'abord, j'ai demandé aux filles si elles aimaient le rose, et dans la classe, TOUTES les filles ont dit qu'elles aimaient, et une grande majorité affirmaient que c'était leur couleur préférée... Sans tomber des nues, j'ai été un peu surprise. Moi-même, quand j'étais petite, j'avais horreur du rose (j'aimais quand même les robes à froufrous, qui ne m'allaient pas du tout en plus...) et j'ai été un peu surprise face à l'unanimité...

Même question pour les garçons, et j'ai eu droit à un "BEUÂRK" général...

J'ai donc demandé si ils aimaient le bleu, et même si les avis étaient un peu plus mitigés (certains n'en avaient carrément rien à faire de la couleur préférée, tant que ce n'est pas rose...), j'ai vu une nette préférence pour cette couleur soit-disant plus masculine...

Et les filles? Elles ont répondu "Ah non, le bleu, c'est pour les garçons!"...

 

Bref, je suis un peu choquée de voir qu'à 4-5ans, les clichés sont déjà si bien ancrés dans leur petite tête...

 

J'ai donc lu cet album, où cette princesse n'en peut plus du rose, elle ne peut plus le voir en peinture!!! Elle en a marre aussi d'être considérée comme fragile, délicate, gracieuse... Bref, elle va voir sa mère et lui dit:

" Maman, je ne veux pas être une princesse rose. Je veux voyager, jouer, courir et sauter, et je veux m'habiller en rouge, en vert, ou en violet..."

Forcément, la mère ne comprend pas, et Rosalie fait le tour des différents membres du château, jusqu'à ce qu'une grande assemblée soit convoquée: les conseillers, les rois, les reines, les princes bleus, les marraines fées du monde entier, et bien sûr, toutes les princesses roses, pour débattre du sujet...

 

Au final, les élèves ont été ravis de voir que les princesses ont eu gain de cause, et le droit de s'habiller comme elles le voulaient...

 

Mais les princes bleus? Ils peuvent s'habiller en rose bien sûr, répond la doyenne de l'assemblée... Là, ce fut la révolte générale chez les garçons dans la classe, ouvrant très habilement le débat. Pourquoi les garçons ne s'habillent pas en rose etc...

 

Bref, je ne suis pas sûre que leurs goûts, bien ancrés depuis leur naissance, aient pû changer grâce à cette lecture, mais j'ai été ravie de réunir garçons et filles pour parler de leur identité, leur permettre d'échanger.

Et ma grande victoire a été de voir le garçon le plus réactionnaire vis à vis du thème des princesses, passer son temps à lire et relire ce livre, une fois qu'on a eu travaillé dessus en classe...

 

Voilà donc un investissement personnel cette année, que je suis ravie d'avoir fait, car je pourrais lire cet album à toutes les classes que j'aurais par la suite (je m'en fais la promesse!!!), ainsi qu'à mes enfants...

 

Et vous, le lirez-vous aux enfants qui vous entourent???

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 10:29

l-heure-de-l-ange.jpgChallenge ABC 2012 logoChallenge Good Wings Bad Wings

 

 

 

 

 

 

 

 

Auteur: Anne Rice

Traducteur: Pascal Loubet

Editeur: J'ai lu

Année: 2010

 

Quatrième de couverture:

 

Lucky, Toby ou encore Tommy… son nom importe peu. L’important, c’est sa discrétion, son professionnalisme, sa compétence à exécuter froidement les cibles qu’on lui désigne. Après un contrat particulièrement éprouvant, Lucky est abordé par un mystérieux inconnu, un certain Malchiah. [...]

Est-ce un ange, un rêve ou un cauchemar ?

 

Mon avis:

 

J'avais lu beaucoup de positif sur Anne Rice, et nombre de personnes m'avaient parlé de ce livre... Séduite par la couverture, j'avais donc bien envie de le découvrir. C'est EloDesigns qui finalement a eu la générosité de me l'offrir, satisfaisant ainsi ma curiosité.

 

Malheureusement, ce livre n'a pas du tout été à la hauteur de mon attente.

 

Tout d'abord, la couverture ne correspond en rien à l'esprit, ni à l'ambiance du livre, mais bon, à la rigueur, c'est un mauvais choix marketting (ou pas...), mais ça n'enlèverais rien à la qualité littéraire du roman.

Ensuite, je m'attendais à plonger dedans littéralement, à être transportée par la plume d'Anne Rice, dont j'avais tant entendu parler... Mais que nenni! Je me suis ennuyée à mourir durant plus de la moitié du livre. Quand enfin, l'intrigue a commencé à prendre un peu de relief, si cela m'a permis de terminer ma lecture alors que j'ai bien failli l'abandonner à maintes reprises, cela n'a pas suffit pour me permettre de plonger dans l'histoire...

Enfin, j'ai terminé les quarante dernières pages en lisant en diagonale (chose que je ne fais jamais, mais j'étais lasse, j'étais pressée d'en finir!), afin d'avoir les éléments de résolution principaux, sans m'encombrer des détails.

 

Pour conclure, j'ai trouvé que ce roman manquait cruellement de rythme, de suspense, d'émotions, et surtout, surtout, débordait de religieux, et je déteste ça!

Pour terminer quand même sur une note positive: c'est un roman bien documenté, dans lequel j'ai appris quelques mots nouveaux, ainsi que quelques faits historiques, même si très romancés.

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 07:00

passagers-du-vent-T1.gifScénariste - Dessinateur: Bourgeon

Editeur: France Loisirs, avec l'autorisation des Editions 12bis

Année première édition: 1980

Année présente édition: 2010

 

BD aventures

 

Quatrième de couverture:

 

Pour se venger et fuir, Isa choisit l'exil.
Passagère du vent sur les routes océanes, elle subit les guerres [...]. A jamais éprouvée par toutes ces expériences, Isa n'en aime pas moins la vie. Elle aimera les hommes. Elle aimera des hommes. Elle aimera des femmes, et encore plus sa liberté. Elle n'oubliera jamais de demeurer rebelle.

 

Mon avis:

 

Ca fait un bout de temps que cet album traine dans mes étagères... J'avais déjà lu la saga "Les compagnons du crépuscule" de Bourgeon, qui m'avait agréablement surprise, mais j'ai gardé une certaine retenue sur cet album.

Finalement, j'ai passé un bon moment de lecture, sans être non plus transcendée. J'aime bien le graphisme, les personnages. Notamment Isa qui n'est pas sans surprises, personnage féminin haut en relief et en caractère. J'ai apprécié également le marin, Hoel, homme charmant, intéressant, et surprenant aussi pour un simple matelot...

 

Je retiens une citation:

"SAINT-QUENTIN: Où allons-nous, si les matelots se mettent à penser?!...

HOEL: Y a pas de risques! Pour qu'ils pensent, faudrait qu'on leur en laisse le temps."

 

J'ai moins aimé que l'ensemble de l'action se passe sur un bateau... Encore, ça aurait été une histoire de piraterie! Mais non, là on est plus sur un fond historique, côté corsaire... Un peu trop guindé et précieux pour moi. Une chose est sûre, ce n'est pas mon univers de prédilection!

 

Je lirais la suite, en espérant que le côté rebelle de cette chère Isa prenne de l'ampleur, et donne un peu de piment à tout ça!

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 10:34

happy-rock.jpgChallenge ABC 2012 logochallenge-Des-notes-et-des-mots-4Scénariste - Dessinateur - Graphisme: ZEP

Editeur: France Loisirs avec l'autorisation des éditions Delcourt

Année: 2010

 

BD Humoristique

 

Synopsis:

 

Aller à un concert rock, c'est plus qu'une expérience, c'est un rite initiatique ! Zep fait partie des grands initiés : de U2 à Madonna, en passant par Led Zep bien sûr, il a fait ses classes parmi les plus grands ! Comment ruser pour se faufiler jusqu'au premier rang ? Comment draguer en concert ? Tout ceci et plus encore, il le révèle dans 48 pages pleines de bruit, de fureur... et surtout d'humour.

 

Mon avis:

 

Il fallait un auteur en Z pour le "challenge ABC 2012", un vrai casse-tête quoi! Jusqu'à ce que je pense à Zep, dont je ne suis pas forcément grande fan, mais que j'aime bien... Alors, pour moi qui suis accroc à la musique, quoi de mieux que de découvrir cet album intitulé "Happy Rock"? En plus, il rentre également parfaitement dans le cadre du challenge "Des notes et des mots"!

 

Il faut le dire, je me suis régalée à cette lecture. Un plongeon dans mes expériences musicales de jeunesse, à travers des styles, des lieux, des univers parfois différents. Zep a le don de nous offrir des petits bouts de vie qui résonnent dans notre tête... avec une mention spéciale pour le groupe péruvien, qui nous poursuit au détour de nos déplacements: du meeting politique de petite ville de banlieue toulousaine aux différentes rues de la ville toulousaine, dans les magasins ethniques, au détour du court séjour parisien, et même à Bordeaux, alors que je n'y ai passé qu'une soirée... Je croyais être la seule à avoir été harcelée par les péruviens, mais non!!! Ils sont partout!!! Avec exactement les mêmes têtes en plus (l'un d'eux m'avait draguée à une époque, j'étais persuadée de l'avoir bien repéré!!!). Quelle surprise de découvrir que Zep a vécu exactement la même expérience, au détour des grandes villes du monde... A l'exception néanmoins d'une grande ville... Etonnant? Pas si sûr...

 

Je me suis régalée à me rappeler les festivals, les styles musicaux parfois farfelus, auxquels on essaie d'adhérer lorsqu'on est jeune et con, et qu'on veut passer inaperçu dans la foule (cf. le concert de rap... ^^). Je vous rassure, lors du concert de Marilyn Manson, je m'étais habillée normalement, et n'avait pas opté pour la tenue gothique dénudée ou pour les lentilles effet "oeil de chat", ni pour les "sabots-échasses"...

Zep n'hésite pas à nous rappeler que la musique est partout, au détour des festivals et des concerts, au détour des rues, du métro, des affiches dans les toilettes des potes, tantôt dans nos fantasmes, tantôt dans nos tenues vestimentaires, tantôt dans nos collections secrêtes, dans ce que j'appelle "le tiroir à bordel"... Et pour nous faire encore plus plaisir, Zep a rangé son tiroir à bordel pour en extraire tous ses anciens billets de concerts, qui constituent la dernière page de l'album...

 

Un bel album que je conseille aux mordus de musique, aux amateurs d'humour, et bien sûr aux fans de Titeuf qui ont bien grandit...

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 21:33

slhoka-t1.jpgScénario: Ulrig Godderidge

Dessin: Adrien Floch

Couleurs: Lyse

Editeur: Soleil

Collection: La preuve par 3 (Volume regroupant les 3 premiers tomes, mais ici je ne chronique que le premier tome)

Année: 2011

 

Quatrième de couverture:

 

Sur la planète Link-Arkoïde, l'Okrane, l'une des deux plus grandes puissances, cherche un moyen radical d'éliminer son ennemi juré, la Zéïde.

Mais l'arrivée de Slhoka, le pilote de guerre investi de pouvoirs magiques phénoménaux, va perturber ses projets...

 

Mon avis:

 

En tant que fan du genre, j'avoue que pour l'instant, je suis plutôt emballée par ce premier tome de cette série dont je n'ai pas beaucoup entendu parler.

Découverte en librairie au détour d'un rayon, j'ai décidé de l'offrir à mon chéri, qui a dévoré les 3 tomes d'une traite, et m'a dit à la fin: je suis déçu, je n'ai pas la suite! ^^

 

Bref, moi aussi, ça y est, je suis embarquée dans l'univers, et me forme à écrire cette chronique sans enchaîner de suite sur les tomes suivants, sans quoi je ne vais pas le chroniquer, comme je l'ai fait pour les nombreuses autres BDs que j'ai lues depuis que je tiens le blog...

 

Tout d'abord, j'ai été particulièrement attachée aux personnages:

- Slhoka, totalement dérouté par le monde qu'il découvre sur l'île alors qu'il est habitué aux combats, à la guerre. L'idée d'harmonie lui est totalement étrangère, et on le voit évoluer, apprendre... Bref, c'est un personnage fort et fragile à la fois, que j'ai hâte de retrouver dans le tome 2!

- Leidjill, femme de la tribu des Dorés. Elle a sauvé Slhoka, et un lien les unit alors... Mais quel est ce lien? Où va-t-il les mener? Le mystère reste entier sur ce premier tome...

- Ar'N, dont je ne sais toujours pas prononcer le nom... J'avoue j'aurais tendance à l'appeler ARN (les biologistes comprendront...), et je trouve ça plutôt rigolo. Co-équipier de Slhoka, il est encore plus déphasé que Slhoka en découvrant les us et coutumes du peuples des Dorés.

 

Outre les personnages, l'univers est fascinant. Je n'ai pas pu m'empêcher de comparer les hommes sous le commandement de l'Okrane aux peuples Caucasiens. A mon sens, on découvre de gros enfoirés avides de pouvoir et de puissance, prêts à tout pour redorer leur blason, jusqu'à vouloir l'extinction des Dorés, jugés comme primitifs... Mais finalement, je pense que la sagesse de ce peuple, les valeurs auxquelles il croit encore, en font un peuple plus évolué que le peuple dirigé par l'Okrane.

 

On est donc les deux pieds dans l'héroïc fantasy, mais également dans la science-fiction. Et étrangement, autant j'ai beaucoup de mal avec la SF en roman, ou au cinéma, autant en BD, ici, j'adhère totalement... Peut-être n'ai-je pas découvert les bons films ou romans de SF?

 

Remarque personnelle:

pour ceux qui ont lu la BD, le chaman des Dorés ne vous fait-il pas penser à Maitre Yoda? Bon, quand j'ai dit ça à chéri, il m'a assiné du regard. Quel sacrilège pour lui de comparer Maître Yoda à ce vulgaire Chaman... Mais quand même, les grandes oreilles, la barbichette, la grosse tête sur un petit corps... même les habits... bref, j'attends votre avis! ^^

 

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 10:12

Trimestre - LaliAuteur: Thierry Lenain

Illustrateur: Olivier Balez

Editeur: Oskar

Collection: Trimestre

Année: 2011

 

A partir du Cycle 3

 

Présentation:

 

Un papa parle de sa fille, Marion, partie en Inde pour une mission humanitaire dans un orphelinat. A son arrivée, tour à tour enthousiaste, déroutée, attérée, Marion rencontre Lali, abandonnée de tous, et décide de lui consacrer le peu de temps dont elle dispose. Plus que du temps, c'est de l'amour qu'elle lui donne... Mais très vite, se pose la question: Peut-on faire du mal en croyant faire du bien?

 

Mon avis:

 

Comme à son habitude, c'est un album empreint de sentiments, d'émotions, que nous livre ici Thierry Lenain. Une fois de plus, c'est un père qui parle, qui parle de sa fille, qui parle à sa fille. Sa fille qui a son tour, le temps d'une mission, devient un peu mère...

 

Est-ce de la méchanceté que de donner de l'amour quand on sait que l'on devra quitter la personne aimée? Est-ce égoïste de vouloir aider les autres quand on sait que cela nous aide, nous fait grandir, nous enrichit?

Doit-on vraiment s'interdire d'aimer par peur d'abandonner, d'être abandonné, par peur d'être égoïste? 

C'est un album qui interroge, et nous amène à nous interroger sur nos actes d'amour, nos actes altruistes qui le sont bien rarement. Car finalement, peut-on vraiment donner de l'amour sans rien recevoir en retour, pas même un soupçon de satisfaction personnelle? Et doit-on vraiment pour cela s'interdire de le faire?

 

J'aime ce père, qui accompagne sa fille sans obligatoirement guider systématiquement ses pas, qui lui donne la liberté de choisir sa voie, et la regarde grandir, devenir femme, devenir mère. En tant que fille, je me suis souvenue de mon papa, des grandes discussions que nous avons eu, à une époque où les choix étaient difficiles pour moi. Il m'a toujours laissé le choix, là où ma mère m'imposait... Mais finalement, ce sont ses paroles à lui qui résonnaient, et ce sont ses paroles qui m'ont aidées à grandir, à évoluer, à tracer mon chemin, à devenir plus forte, et indépendante, à me stabiliser, quand ma mère m'a appris à me révolter, à me protéger, à me méfier... J'ignore si tous les pères sont capables de cet amour, mais en tout cas, il est extrêmement honorable et bienfaiteur.

 

J'aime aussi cette jeune fille, qui part en mission humanitaire telle la chenille qui tisse sa chrysalide, pour en sortir papillon... Blessée par les paroles d'une infirmière blasée, qui a baissé les bras depuis longtemps, blessée par la peur de faire du mal à une enfant...

 

J'ai aimé que, comme dans la vie, aucun échange ne fonctionne à sens unique, et chacun apprend de l'autre:

- le père apprend à devenir le père d'une adulte

- la fille apprend à devenir adulte, à faire des choix

- l'enfant, et l'infirmière apprennent aussi, mais à vous de le lire maintenant, pour découvrir ce qu'elles apprennent! :D

 

C'est donc un album à ne pas rater, conté avec brio par Thierry Lenain, et illustré avec beaucoup d'émotions par Olivier Balez, dont j'admire une fois de plus le travail inestimable, car il sait quoi nous donner à voir pour nourrir notre imaginaire sans l'entraver, même sur des récits très réalistes.

 

Je remercie vivement Oskar éditions, la collection Trimestre, ainsi que Thierry Lenain et Olivier Balez pour m'avoir offert cet album, si touchant, que j'aurais grand plaisir à faire partager aux enfants qui m'entourent (mes élèves si je quitte un jour la maternelle pour des plus grands, mes propres enfants quand j'en aurais, mes cousins et cousines, neuveux et nièces, et j'en passe! ^^)

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 16:01

Rebecca-kean-T1.jpg

Challenge ABC 2012 logo

Auteur: Cassandra O'Donnell

Editeur: J'ai lu

Collection: Darklight

Année: 2011

 

Urban Fantasy

Bit-lit

 

Offert par choOkette

 

Quatrième de couverture:

 

Burlington...nouvelle Angleterre. Pas de délinquance, élue la ville la plus paisible des États unis, bref un petit havre de paix pour une sorcière condamnée à mort et bien décidée à vivre discrètement et clandestinement, parmi les humains. Malheureusement, en arrivant ici, je me suis vite aperçue que la réalité était tout autre et qu'il y avait plus de démons, de vampires, de loups-garous et autres prédateurs ici que partout ailleurs dans ce foutu pays. Mais ça, évidemment, ce n'est pas le genre de renseignements fournis par l'office de tourisme. Maudit soit-il...

 

Mon avis:

 

Ca faisait un petit bout de temps que je ne m'étais pas plongée dans de la bit-lit, le dernier en date étant "Le livre perdu des Sortilèges", avant les vacances de Noël... Et je ne regrette pas! Je dirais presque que ça m'avait manqué.

 

Rebecca Kean est une héroïne adulte, maman, c'est une sorcière très puissante et impitoyable.

Contrairement à des récits comme Twilight, qui suintent de bons sentiments et de mièvrerie, ici point de tout cela, ou par petites touches! C'est bien l'action qui est au coeur du livre, avec une héroïne touchante, forte, à l'humour bien trempé.

Le récit est ponctué ça et là de phrases en italique qui délivrent les pensées de l'héroïne, et ajoutent une pointe d'humour (il m'est arrivé de m'esclaffer de rire en pleine lecture, et ça, ça fait du bien!). Les chapitres sont courts (une dizaine de pages maximum), s'articulent autour d'une action, et donnent une dynamique forte au récit, à tel point que je ne me suis jamais ennuyée au cours de cette lecture.

J'avoue, j'avais des apriori sur cette lecture, je craignais un peu le côté "surplus vampirique", et le trop plein de niaiseries amoureuses, mais je me suis délectée d'actions, d'émotions, et de suspense.

 

Rebecca c'est une femme forte, indépendante, qui n'y va pas par quatre chemins. Et pour vous le prouver, la première phrase du roman vous met immédiatement dans l'ambiance:

"Je me demandais si je devais rouler ou non sur le cadavre."

 

A noter: elle est d'origine française, et j'ai trouvé très amusant de retrouver à travers elle les stéréotypes français vus d'un point de vue américain (le côté râleur, bagarreur, impulsif, révolutionnaire...) 

 

Autre petit plus, et non des moindres, ce tome n'est pas juste là pour planter le décor comme souvent dans les romans du genre que j'ai pu lire, qui en font des tomes souvent décevants au regard du reste de la série. Ici, le premier tome s'articule autour d'une intrigue qu'on a le bonheur de voir résolue à la fin. Et même si on meurt d'envie de découvrir la suite car de nombreuses parts de mystère restent sans réponse, on ne reste pas sur notre fin car l'action en elle-même est bouclée, et nous savons déjà que c'est une autre partie de la vie de Rebecca que nous découvrirons dans le tome suivant.

 

Parmis les autres personnages, nous retrouvons des lycanthropes (dont la meilleure amie de Rebecca), des vampires, des démons, des muteurs, des "potionneuses"... C'est un monde peuplé de créatures fantastiques, qui devrait plaire aux amoureux du genre.

 

Merci beaucoup choOkette pour cette belle découverte!!!

 

Pour aller plus loin:

 

Le tome 2 est déjà publié sous le nom "Pacte de sang", et le tome 3 devrait paraître le 21 mars 2012 sous le nom "Potion macabre"

 

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Published by minifourmi - dans Littérature
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